« Depuis le lancement officiel de la marque début 2024, nous n’avons eu aucune subvention. Il est difficile dans ces conditions de vivre de son travail, de défendre des valeurs de qualité. Ce prix va beaucoup nous aider: pour agrandir l’équipe, l’atelier, ne pas délocaliser, continuer à coudre. » Coudre, le mot est prononcé. Car c’est celui qu’aime prononcer Anthony Calydon et c’est une activité qui occupe son esprit depuis douze ans. Il commence par faire ses vêtements, fait un passage éclair à ESMOD et décide de poursuivre en autodidacte. Sa carrière débute doucement grâce à Instagram. « Au début, j’avais 2, 3 commandes par mois. Mais peu à peu, ça s’est accéléré.» Il habille des artistes pour des concerts, des représentations, des plateaux
télé… En complément, il travaille comme modéliste pour des griffes émergentes. Mais pas question d’aller trop vite tant qu’il n’a pas trouvé son style, celui reconnaissable au premier coup d’œil. « J’ai toujours été inspiré par les designers japonais, j’avais envie de proposer quelque chose de fort, sans logo. Qu’on se dise en voyant mes pièces : ça, c’est Anthony Calydon. Et, peu à peu, j’ai fait du bord-côte et de la couture surjet, ma signature. » Profondément ancré dans son époque avec une stratégie commerciale essentiellement digitale et des pop-ups à Paris et dernièrement à Tokyo et Osaka, Anthony est aussi attaché aux savoir-faire : « J’essaie d’être authentique, d’utiliser les meilleurs matériaux, d’avoir les meilleures finitions. Pour cela, nous faisons tout en interne. Une démarche qui nous permet de fidéliser nos clients.»

Projets

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