Sarah Madeleine Bru

Jusqu’à présent, j’ai tout fait toute seule. Avec mes petits bras, mon temps, mes fonds propres. Mais ma marque connait un fort développement et a un formidable potentiel à côté duquel je ne veux pas passer. J’ai donc désormais besoin d’aide extérieure, de soutien. Ce prix, dont je suis très fière arrive ainsi au bon moment ». Dans la voix de Sarah Madeleine Bru, on sent immédiatement l’enthousiasme, mais un enthousiasme contrôlé qui ne rime pas avec précipitation. Celle qui a été formée dans une école de design à Nantes a su très vite qu’elle était passionnée par l’artisanat. Elle a multiplié les stages, les missions en freelance alors qu’elle était encore étudiante avant d’intégrer la Creative Academy, école du groupe Richemont basée à Milan qui forme au design dans les secteurs de la joaillerie, de l’horlogerie et des accessoires.
«Cela m’a permis d’intégrer la marque Dunhill, méconnue en France, mais qui est un peu comme
Hermès pour homme.» Elle y reste un an, à l’époque où Kim Jones en est le directeur artistique, avant d’être repérée par Louis Vuitton. Puis en 2012, elle se lance en solo. «Au début, je vendais mes bijoux en argent essentiellement à mes amies puis j’ai eu de la presse, j’ai été identifiée et j’ai fait évoluer mes créations. Aujourd’hui, la haute joaillerie, les commandes spéciales ont pris le dessus. » Une évolution qui lui correspond, elle qui aime le temps long du détail, de la fabrication d’exception et de l’intimité avec ses clientes habitant en France et partout dans le monde qu’elle écoute avec attention pour leur offrir le plus beau du sur-mesure.
























